La plupart des élèves se mirent immédiatement à en discuter. Est-ce que c'était bien vrai? D'un côté, c'était énervant que Le coeur de l'un et l'autre soit prit, mais en même temps... deux élèves très populaires ensemble, ça collait bien. Les chuchotis allaient devenirs des rumeurs, puis les rumeurs deviendraient des faits, officiels. Bientôt toute l'école serait certainement au courant. Il y aurait des jaloux, mais même ceux là ne pourraient souhaiter la séparation de Ludmilla et Chûya. Franchement. Ce serait cruel?<br />
La succube se rapprocha du garçon, un fin sourire toujours gravé sur les lèvres:<br />
- Je n'ai rien à te pardonner, voyons. Tu me portes en si haute estime... j'ai bien de la chance d'être tombé sur un garçon aussi adorable.<br />
L'une de ses amies se retenait d'échapper un léger rire:<br />
- Bon, tu nous rejoint? Le cours suivant va démarrer il vaut mieux éviter de prendre du retard?<br />
Ludmilla lui lança un regard un peu surprit:<br />
- C'est vrai. Mais rien ne t'interdisait de nous laisser profiter un peu de cet instant-<br />
- Romantique? Ouai, enfin... lui, quand même. Bon, y'a pas beaucoup mieux mais...<br />
La succube lui lança un regard noir. La brunette se tu. Après avoir adressé un signe de main discret a Chûya, Ludmilla rejoignit les vestiaires, suivit bientôt par le reste des filles de la classe. Certaines restaient dans le vague, à imaginer bien des choses poétiques, niaises... une romance "parfaite" dans leur classe les feraient rêver un peu.<br />
Au moins, cet événement aura été rendu public.
Il aurait sûrement explosé de rire en voyant la jeune fille jouer la comédie aussi bien que lui, mais il fallait qu'il s'en retienne. Il se redresse avant de lui lancer un grand sourire, quoique, un peu gêné tout de même. Alors que les regards se dirigeaient tous vers eux, il en profitait encore plus pour en rajouter. '' Il n'y a rien de ridicule ma chère, maintenant, nous n'avons plus à cacher nos sentiments mais j'espère surtout, ne pas t'avoir gênée de me déclarer devant notre classe, si c'est le cas, je te prie de m'en excuser '' Maintenant qu'il repensait au prix qu'il avait acheté une rose colorée, il en manquerait presque d'en vomir en plus de l'avoir offert à une fille pareille mais d'un coté, ce petit complot qu'ils avaient était plutôt avantageux pour les deux.
Mais c'est qu'il joue plutôt bien la comédie, a pensé Ludmilla tandis qu'il se déclarait en lui offrant une rose de couleur peu commune. Un fin sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Elle se savait au dessus de tous. Jouer la carte de la modestie n'était pas dans ses habitudes... Quoique, pour cette fois, peut être? L'adolescente se plia un peu et lui prit délicatement la rose sans le quitter des yeux:<br />
- Je ne vous connaissais pas ce côté si... poète. Je ne sais trop quoi répondre, si ce n'est... oh.. elle se figea un instant, comme embêtée. Comment pourrais-je vous cacher que vos sentiments sont partagés alors que vous faites preuve d'autant d'honnêteté, fit-elle en l'invitant à se relever.<br />
Tout les regards étaient tournés dans leur direction. Ludmilla huma le parfum de la fleur qu'elle appréciait sincèrement.<br />
- Je devrais sans doute cesser de vous vouvoyer? Après tout, nous ne sommes pas différents de nos camarades. Pourquoi nous élever si haut? J'ai été ridicule, pardonne-moi, ajouta-t-elle, l'air navrée, en cherchant l'approbation de son nouveau partenaire.
Le jeune Chûya n'aurait jamais pensé faire semblant d'aimer une fille et encore moins une qu'il n'apprécie pas forcément, mais il devait si forcer comme il savait très bien que celle-ci adore attirer tous les regards et qu'elle soit classé d'un assez haut rang et donc que tout le monde, du moins presque, serais sûrement pour leur couple bien qu'ils ne le seront pas réellement. Il s'était séparé de ses amis quelques instants pour aller chercher dans les vestiaires des garçons, une rose bleu pratiquement de la même couleur que les yeux de la jeune fille, il est vrai que c'était pas mal ringard pour avouer sa flamme à une fille, mais comme celui-ci était assez peu renseigner sur l'amour, il devait bien exagérer afin que les gens au tour puissent y croire. Il avait lâché un long soupire en mettant l'une de ses mains dans son dos pour cacher la rose en sortant des vestiaires, il avait l'air pas mal dégoûter, mais cette expression se fit rapidement caché par une autre, une assez gênée. Il se dirigeait comme prévu vers la jeune fille avant de s'agenouiller et lui tendre la rose. '' Mademoiselle Aethan, vous écrire une lettre d'amour anonyme aurait bien été stupide pour une jeune femme de votre rang, alors je viens vous déclarer ma flamme en public. Je vous aime mademoiselle Aethan. Le blondinet n'avait pas hésité une seule seconde et avait été direct bien qu'il soit écoeurer de faire ça.
(theme)<br />
Impressionner, éblouir, charmer, fasciner, subjuguer. Autant de termes créés dans le but de décrire un seul fait. Forte, belle, incroyable, splendide, douée, inégalable. Que de mots pour ne décrire qu'une personne. Ludmilla suscitait beaucoup d'émotions, faut-il dire. C'était probablement trop pour une unique adolescente. Alors il a fallut inventer les jaloux. Ceux qui seront incapable d'atteindre son niveau et ne pourront jamais faire que le convoiter toute leur vie. Par ailleurs, il existe deux catégories de gens. Ceux qui sont avec elle. Et ceux qui sont contre elle.<br />
Actuellement il n'était pas simple de déterminer si Chûya faisait parti de ces haineux qui se refusent à admettre qu'il aimerait volontiers avoir tout ce qu'elle possède, ou s'il était simplement... un misérable cailloux sur sa route. Un grava insignifiant bon à jeter sur le côté. Et bien entendu ce ne serait pas la succube qui le ramasserait, mais l'un de ses innombrables petits larbins.<br />
En cette après midi ensoleillé, le jour de la petite annonce était arrivé. Ludmilla ne l'avait pas particulièrement attendu. A dire vrai, elle n'y avait pas repensé avant le jour même. Avant que la cloche ne sonne la fin du cour d'escalade. Durant lequel certains se sont bousculés afin de se retrouver dans son équipe. Un sourire se dessinait doucement sur ses lèvres lorsque son camarade de classe s'avança vers elle. Elle lui adressa un signe de tête en le saluant:<br />
- Eh bien, mister Nagashi? Tout va bien? Vous me semblez... tendu.